15 Oct

“L’Espagne sort de la récession et se laisse gagner par l’optimisme” selon Les Échos

Les Échos souligne le regain d’optimisme qui règne en Espagne concernant les perspectives de l’économie, la crédibilité vis-à-vis des investisseurs internationaux et le potentiel à moyen-terme du pays.

C’est presque l’euphorie en Espagne : non seulement la banque centrale estimait hier que le pays est sorti de plus de deux ans de récession au troisième trimestre (+ 0,1 % par rapport au deuxième), mais, en outre, les investisseurs étrangers semblent de nouveau s’intéresser à lui. L’Espagne s’est en effet réveillée mardi grisée par la nouvelle annoncée la veille au soir de l’investissement de 113 millions d’euros de Bill Gates au capital du groupe de BTP espagnol FCC.

L’investissement de l’homme le plus riche du monde a été interprété comme un signe supplémentaire de la confiance des marchés dans l’avenir de l’Espagne. Confiance que soulignait récemment, avec son emphase habituelle, Emilio Botín, président de la banque Santander, dans des propos rapportés par l’agence EFE : «  L’Espagne traverse un magnifique moment » et «  l’argent afflue de toutes parts ». A l’occasion de la présentation, mardi, devant le Parlement, du projet de loi de Finances pour 2014, le ministre du Budget, Cristobal Montoro, se félicitait lui aussi du redémarrage de la machine économique espagnole : «  Il y a un an […] nous affirmions que 2013 serait la dernière année de crise économique et de récession en Espagne. Et c’est ce qui est en train de se passer. » De même, participant à l’optimisme général, un rapport d’Arcano, intitulé « Espagne 2014 = Allemagne 2004 » qui compare l’Espagne d’aujourd’hui avec l’Allemagne d’il y a dix ans (voir l’interview ci-dessous), souligne « l’énorme potentiel à moyen terme » de l’économie espagnole. Ce malgré des points faibles comme l’endettement public et privé, la prédominance des petites entreprises dans le tissu économique, le taux de chômage élevé ou encore le faible investissement en recherche et développement.

Fortement dévaluées pendant la crise, les entreprises espagnoles sont maintenant bon marché et offrent la promesse d’une belle rentabilité. La hausse de l’indice de référence Ibex 35, qui a gagné plus de 20 % depuis le début de l’année, témoigne de ce regain d’attractivité des actifs espagnols.

 (source: http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203085737589-l-espagne-sort-de-la-recession-et-se-laisse-gagner-par-l-optimisme-621683.php)